Comment voyager écologique : conseils et astuces

Comment voyager écologique : conseils et astuces

Un voyage responsable, c’est quoi ?

Pour moi, il n’y a pas besoin de signer dans une agence de voyage dite “éthique”, “responsable” pour voyager en mode écolo… De toute façon, que l’on se le dise, le fait de voyager à l’autre bout du monde n’est pas du tout écologique… l’avion est le transport qui pollue le plus du fait de la grande quantité de carburant brulé pour, au final, transporter très peu de voyageurs.

Donc, un voyage en Asie, en Amérique du Sud qui se dit écologique, ça n’existe pas… à moins d’y aller en vélo… mais là, ça fait long…

De votre propre initiative, vous pouvez, par contre, en adoptant certains gestes réduire votre impact sur l’environnement et respecter les populations locales.

Première règle de l’éco-voyageur : voyager moins pour mieux voyager

Quand je dis voyager moins, je ne dis pas voyager moins souvent. A mon sens, pour bien voyager, il faut prendre son temps. Il n’est pas besoin de multiplier les destinations sur 2 ou 3 semaines de voyage… En prenant le temps sur un endroit particulier, votre empreinte écologique est réduite et vous profitez d’avantage du lieu. En restant un moment dans une ville, un village, une région, vous risquez d’avoir de belles surprises : découverte d’endroits inexplorés ou peu fréquentés, liens qui se nouent avec les gens sur place, approche approfondie de leur culture etc. Durant les premiers mois de mon long voyage en Inde, j’ai eu l’occasion de rencontrer et de vivre chez des locaux (je raconte mon histoire ici et ici), tout simplement, parce que je prends le temps de découvrir un endroit. En plus, on se sent un peu comme à la maison. On a l’impression de connaitre et de posséder un peu l’endroit.

Deuxième règle de l’éco-voyageur : utiliser les transports locaux

Ce point est dans la continuité de la deuxième règle. Pour réduire son impact sur l’environnement, il est préférable de voyager en utilisant des transports locaux comme le bus ou le train. Certes, ces modes de transport sont plus longs mais ils sont également moins chers. En plus de cela, vous pouvez faire de très belles rencontres. Les longues heures de voyage passeront plus vite si vous prenez le temps d’observer le paysage et d’aller à la rencontre de votre voisin ou voisine de siège.

Par ailleurs, lorsque cela est possible, préférez la marche à l’utilisation de taxi, ou comme en Asie, l’auto-rickshaw. Vous vous dites probablement qu’en utilisant un Tuk-Tuk, vous améliorez le quotidien de votre chauffeur. C’est faux ! Nous avons rencontré un voyageur qui était resté longtemps aux Philippines. Il nous disait que la population locale avait beaucoup de difficulté à voyager avec les Tuk-Tuk, leur seul moyen de locomotion. Pourquoi ? Parce que les chauffeurs de Tuk-Tuk préfèrent prendre en course les touristes plutôt que les locaux… en effet, le prix pratiqué par les chauffeurs pour un seul trajet avec des touristes correspond à une journée entière de courses avec les locaux. Donc, préférez la marche ou la négociation sévère.

Troisième règle de l’éco-voyageur : consommer local pour mieux voyager

Pour que le tourisme ait un impact direct sur les gens sur place, il est préférable de consommer local. Si vous aimez ramener des souvenirs à vos proches, faites vos achats directement auprès des artisans. Certains pays possèdent des boutiques d’Etat qui vendent, sans surtaxe, de l’artisanat. Les revenus sont ensuite redistribués aux artisans. Méfiez-vous des boutiques de souvenirs… généralement ce sont des produits … chinois.

En terme de nourriture, également, privilégiez les restaurants locaux aux grandes chaînes… Il en va de même avec les marques de multinationales : Coca, Pepsi Co, Nestlé, McDonald’s etc. essayez autant que possible de vous procurer une marque locale de soda ou d’essayer une alternative. De toute façon, vous êtes en voyage pour découvrir une culture et un autre mode de vie et cela passe aussi par l’assiette.

Quatrième règle de l’éco-voyageur : ne participez pas à la pollution !

Certains pays, comme les pays d’Asie, ne possèdent pas de système de trie, de recyclage pour leurs déchets… de fait, les ordures sont jetés en pleine nature. Dans les montagnes de l’Himalaya, c’est juste une horreur… et c’est un véritable crève-cœur. Les populations locales ne sont pas éduquées et sensibilisées à cela. En tant que voyageur, ne participez pas à cette pollution. Pour ce faire, réduisez votre consommation, sur place, de plastique. Dites non lorsqu’un commerçant vous donne un sac en plastique pour vos achats. Réduisez vos achats d’emballage (paquet de chips, de gâteaux etc.). Mais surtout, emportez avec vous une gourde que vous remplirez d’eau. Pour éviter tout désagréments (l’eau est souvent impropre à la consommation), demandez à votre hôtel de vous faire bouillir de l’eau. Vous pourrez ensuite remplir votre gourde avec. Sinon, purifiez l’eau du robinet avec des pastilles (Micropur par exemple). Cependant, il s’agit de pastilles de javel, pour la santé, j’imagine que ce n’est pas très bon sur le long terme.

Pour les femmes, essayez d’emporter une protection écologique si vos menstruations ont lieu durant votre séjour. Les tampons et les serviettes polluent et contiennent des produits chimiques. La coupe menstruelle demeure, je pense, la solution la plus pratique et commode.

Cinquième règle de l’éco-voyageur : évitez les attractions touristiques non éthiques

Alors, oui, c’est sur, c’est super cool de se faire prendre en photo sur un dos d’éléphant ou d’observer des chameaux en train de faire des numéros d’acrobatie mais c’est juste des attractions inhumaines ! Sachez que si vous choisissez de faire un tour à dos d’éléphant, ce dernier souffre. En effet, le bardage sur lequel vos fesses reposent pèse déjà près de 50 kg. Ensuite, vient le poids des touristes. Comme vous n’êtes rarement seul sur le dos d’un éléphant, essayez de calculer. En Inde, par exemple, un éléphant pour touristes supporte 4 à 5 personnes. Sachant qu’un touriste occidental pèse entre 50 et 90 kg en moyenne… un éléphant porte donc environ 300 kg… les éléphants ont le dos très fragile et leur limite de chargement est de 100 kg … moi, j’appelle cela de la torture. Sans compter la maltraitance et le manque de soin… lordqu’ils sont trop vieux ou blessés, ils sont tout simplement abandonnés. Il en va de même pour les animaux de foire. Ils sont battus et maltraités pour pouvoir réaliser des tours afin de satisfaire les touristes.

Ca, c’est pour les animaux. Il existe aussi des attractions pour touristes qui mettent en scène des êtres-humains. Ces derniers sont regroupés dans des villages factices, revêtent des tenues ancestrales que plus personne ne portent afin de faire croire aux touristes qu’ils vivent de cette façon. C’est de la supercherie. Ces hommes et femmes sont continuellement humiliés…. Le mieux si vous souhaitez réellement rencontrer des gens, c’est de prendre votre temps, d’essayez de communiquer avec les gens lorsque vous vous baladez. C’est ainsi que vous ressentirez la vraie vie.

Un petit point pour déculpabiliser

Evidemment, il n’est pas toujours évident d’être un voyageur 100% éco-responsable; c’est même quasi impossible, à moins de vivre dans les bois et de consommer des graines et des racines prélevées directement dans la forêt et de boire de l’eau de pluie… Donc, même en suivant ne serait-ce qu’un seul de ces conseils, vous participez au changement. Un peu comme chez vous, lorsque vous achetez des produits écologiques pour l’entretien de votre maison ou pour votre hygiène; vous participez, même modestement à la protection de la planète.

Et vous, avez-vous des conseils pour voyage durable et éthique ?

Vous pouvez suivre mes aventures en Tour du monde sur mon blog de voyage Indiana and Jones !

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